Tout ce qui suit concerne Peptide. Nous restons clairs, nous nous appuyons sur la littérature et distinguons ce qui est solide de ce qui reste ouvert.
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Mais on ne peut toutefois ignorer les mariages ou le concubinage de créoles blancs avec des Noires libres ou esclaves ou encore des Amérindiennes, ainsi dès la période coloniale apparaissent les termes de « créoles de couleur » et « esclaves créoles ». Aujourd'hui on ne connaît pas le nombre de créoles français, cette identité s'est progressivement associée aux Cadiens, eux aussi d'ascendance européenne, et aux créoles de couleur, tous les trois possédant une même culture française et catholique. Historiquement les créoles français parlent le français de Louisiane.
Sources : fr.wikipedia.org
=== Les gens de couleur libres === Sous administration française et espagnole de la Louisiane, la loi coloniale reconnaissait un ordre tripartite au sein de la société louisianaise : Blancs, gens de couleur libres et esclaves, ordre qui n'existait pas en Nouvelle-Angleterre mais correspondait au modèle colonial latino-américain et des Caraïbes. Peu nombreux au début du XIXe siècle (estimé à 1 566 personnes en 1805), mais relativement puissants, les membres de la « caste » des gens de couleur libres louisianais jouissaient de privilèges en comparaison de ses homologues du reste du continent nord-américain et que, peu à peu, les autorités américaines, supplantant l'autorité coloniale française, tentèrent d'effacer en tant que communauté en imposant l'ordre biracial américain, alors en usage dans le reste des États-Unis. Néanmoins, ils faisaient l'objet de discrimination. La loi Tignon de 1786, imposant aux femmes « de couleur » libres de cacher leurs cheveux au moyen de pièces de tissu ou de foulards à la façon des femmes esclavagisées, restera en application jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.
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Sous l'autorité coloniale du Royaume de France, la distinction raciale était strictement établie, mais ne put empêcher le développement d'un métissage entre Blancs et esclaves, favorisé par des relations extra-conjugales mais également par le système du plaçage, dont la pratique va être institutionnalisée en Louisiane : le plaçage étant un système extra-légal reconnu par la société louisianaise à l'époque de la Louisiane française et jusqu'à la vente de la Louisiane aux États-Unis en 1803. Il consistait à « placer » une femme (maîtresse ou amante) noire ou mulâtre dans une des résidences d'un maître blanc. S'agissant d'un système de concubinage, indépendant du mariage mais toléré pour pallier la pénurie de femmes blanches, le plaçage contribua largement au métissage de la population. Avec le temps, les enfants métissés nés de ces unions furent le plus souvent émancipés et leur mère affranchie par la même occasion. Cette génération put également prendre le patronyme paternel. Les historiens évaluent à plus de 1 500 femmes de couleur vivant sous le régime du plaçage.
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À la mort de son protecteur et amant, la femme « placée » et les enfants nés de leur union, pouvaient prétendre jusqu'à un tiers des biens de l'homme blanc. Certains maîtres désignant leurs enfants métis comme héritiers prioritaires par rapport à leurs autres descendants blancs ou à leur conjoint officiel. Un certain nombre de femmes placées purent ainsi ouvrir un commerce et leurs enfants devinrent parfois des hommes d'affaires, entrepreneurs et même hommes politiques. Il se constitua ainsi une bourgeoisie créole au cours du XIXe siècle. De plus il s'agissait d'une manière efficace pour devenir libre et sortir de la condition d'esclave, ce qui permit d'assurer une certaine mobilité sociale et pour les anciens esclaves d'acquérir la culture française. Cette particularité permit l'émergence d'une nouvelle identité dans la colonie, celle des gens de couleur libres. Après la guerre de Sécession, avec la victoire de l'Union, l'homme de couleur libre crut son identité menacée par la suppression de l'esclavage, qui le plaçait dans la même catégorie que les anciens esclaves. Comme les Blancs, quelque quarante ans plus tôt, l'ancien homme de couleur libre revendiqua l'appartenance au groupe des Créoles pour faire la distinction avec l'ancien esclave.
Sources : fr.wikipedia.org
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